L'EPSM François Tosquelles

Bienvenue à l'etablissement public de santé mentale de Lozère

Présentation de l'EPSM

Le Centre Hospitalier François TOSQUELLES, Etablissement Public de Santé Mentale, est une personne morale de droit public dotée de l’autonomie administrative et financière. Sa mission est de participer à la lutte contre les maladies mentales, à travers des actions de prévention, de diagnostics, de soins, de réadaptation et de réinsertion sociale sur tout le département de la Lozère.

L’EPSM de Lozère comprend un secteur de psychiatrie générale adultes et un secteur de pédo-psychiatrie infanto-juvénile. Il dispose de 114 lits d’Hospitalisation à Temps Complet, 13 places d’Accueil Familial Thérapeutique et 54 places d’Hospitalisation de Jour répartis sur Mende et St Chély d’Apcher. L’établissement dispose également de 5 CMP pour adultes et 6 CMP pour enfants et adolescents répartis sur l’ensemble du Département de la Lozère (Florac, Langogne, Marvejols, Mende, Saint Chély d’Apcher).

Il emploie 411 personnels non médicaux  (soignants, techniques et administratifs) et 12 personnels médicaux.

Conscient des défis et des enjeux,  le Projet Médical d’Etablissement se situe dans la déclinaison du P.R.S 2 (Projet Régional de Santé) et du Projet Médico-Soignant Partagé du Groupement Hospitalier de Territoire de Lozère, dont l’EPSM est membre.

Carte EPSM Lozère

Le territoire

A environ 1h30 de Clermont Ferrand et  2h de Montpellier, l’EPSM François Tosquelles  est l’unique Etablissement Public de Santé Mentale du département de la Lozère. A ce titre, il assure la continuité du service public et accueille les patients admis en soins libres mais aussi sans leur consentement.

En psychiatrie générale, son offre intra-hospitalière est partagée entre Mende, avec l’Unité d’Admissions Psychiatriques  (UAP)  et Saint-Alban, avec 4 unités , l’Unité de Post-Crise (UPC), l’Unité Régionale d’Evaluation (URE), l’Unité Renforcée d’Orientation (URO) et l’unité de géronto-psychiatrie. Son offre extra-hospitalière (alternatives à l’hospitalisation) s’étend sur l’ensemble du territoire, avec des CMP et CATTP sur les 5 bassins de vie : Florac,  Langogne,  Marvejols, Mende, Saint Chély d’Apcher et ainsi que des places d’hospitalisation de jour à Mende et Saint Chély d’Apcher.

La psychiatrie infanto-juvénile dispose d’une filière adolescents, avec 6 lits d’hospitalisation complète à Mende, un hôpital de jour et un CMP adolescents et d’une filière polyvalente avec des places d’hospitalisation de jour à Mende et Saint Chély d’Apcher et des CMPEA à Florac, Langogne, Marvejols, Mende et Saint Chély d’Apcher. 

“ Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c'est l'homme même qui disparaît... ”

FRANCOIS TOSQUELLES

L'EPSM François Tosquelles aujourd’hui

Depuis 10 ans, l’EPSM François Tosquelles a lancé un vaste plan d’investissement immobilier de plus de 30 millions d’euros permettant une rénovation de l’ensemble des sites d’hospitalisation complète et des hôpitaux de jour et CMP du département.

La construction du nouveau bâtiment de géronto-psychiatrie Hilarion Tissot a débuté en 2008.

En 2010 et 2011, était engagée la construction, à Mende, à proximité de l’Hôpital Lozère, sur le site Paul Eluard, de l’Unité d’Admissions Psychiatriques (UAP) et de l’Unité de Soins pour Adolescents (Filière Adolescents).

Parallèlement, sur Saint Chély, l’hôpital de jour et le CMP pour adultes ont été construits et baptisés Lucien Bonnafé.

En 2012, la restructuration du site de Saint Alban s’est poursuivie avec la rénovation du bâtiment de l’Accueil de Jour, sur l’esplanade, lien entre les unités de soins et la cité.

Les travaux sur la chaufferie et la blanchisserie ont suivi. 

En 2015, les trois unités de soins UPC, URE, URO ont été reconstruites, offrant ainsi des conditions d’accueil remarquables aux patients. Le bâtiment administratif et l’ergothérapie ont également été rénovés.

Durant cette période, l’hôpital de jour et le CMP pour enfants de Mende, dénommés Yves Racine, sont venus compléter le site Paul Eluard.

Enfin, en janvier 2018, les locaux de l’hôpital de jour et du CMP pour adultes “Pré Vival”, à Mende, ont été inaugurés après rénovation.

L'hôpital en quelques chiffres

L'activité en 2017

Lits d'Hospitalisation à Temps Complet
Personnels médicaux et non-médicaux
Euros de budget de fonctionnement
Euros d'investissements immobiliers
Journées d'Hospitalisation à Temps Complet
Journées d'Hopitalisation de Jour
Actes ambulatoires
Mesures de soins sans consentement

Historique de l'établissement

Situé sur le versant ouest de la Margeride, à une altitude de 950 mètres, Saint-Alban sur Limagnole doit son nom à des religieux, disciples de Saint-Alban, premier martyr de l’Angleterre, qui devaient y créer une communauté d’une trentaine de prêtres.

Les origines du château, forteresse médiévale, se perdent dans la nuit des temps. La seigneurie, puis baronnie de Saint-Alban avait appartenu aux Apchers de 1081 à 1375, date à laquelle Guérin VII d’Apcher la donna à son troisième fils Raymond. Le château actuel aurait été construit à partir de 1245 à la place d’une forteresse médiévale.

Après le traité de Brétigny en 1360, les routiers envahissent le Gévaudan et font, sans succès, le siège du château.

En 1608, Marie Louet de Calvisson, transmit par mariage le château à François Molette de Morangies. On considère qu’il en a été le restaurateur, surtout du portail et de la cour intérieure.

En 1764 apparut la bête du Gévaudan, qui devait, durant 3 ans, semer l’effroi dans la région.

En 1821, Christophe Théodore de Morangies, complétement ruiné, vendait le château à un religieux : Hilarion Tissot. Frère de l’ordre de Saint-Jean-de-Dieu, ce dernier, aidé par des religieuses venues de Marseille, se propose d’accueillir et de soigner les aliénés du département ; d’abord les femmes, jusque-là enfermées à Mende dans les tours de la rue d’Aigues Passes. Hilarion Tissot ne tarda pas à connaître de graves difficultés et le 27 avril 1824, le Préfet de la Lozère achetait le château pour le Département.

En 1888, le dernier des Morangies, ruiné, décédait dans une maison de Saint-Alban où il avait trouvé refuge.

Rapidement, le château devint trop petit et l’on construisit, tout autour, des bâtiments pour accueillir les patients. En 1888, Th. Roussel proposa que l’on utilise les excédents budgétaires pour acquérir la ferme du Villaret.

Vue ancienne de l'EPSM

Le nombre de patients ne cessait d’augmenter pour atteindre 600. Durant l’hiver 1914/1915, le sort s’acharnait sur la cité. Le 30 décembre, un incendie ravageait l’hôtel de ville qui jouxte les derniers bâtiments de l’hôpital et détruisit entièrement les archives.

En 1935, une épidémie de typhoïde sur l’établissement fit de nombreuses victimes. En 1936, arriva un psychiatre lyonnais, Paul Balvet.

La seconde guerre éclata et François Tosquelles, réfugié espagnol, vient seconder Balvet. Durant la période 1939/1945, les religieuses  soignèrent les maquisards blessés au combat du Mont Mouchet et plusieurs actes de résistance furent mis en place à partir de Saint-Alban.

La présence d’intellectuels clandestins, comme Paul Eluard à Saint-Alban, durant ces années de guerre, opéra un intense brassage intellectuel avec, pour toile de fond, l’humanisation de la condition d’hospitalisation des malades mentaux. Ils auront jeté les bases de ce que l’on appelle « la psychothérapie institutionnelle… » selon Lucien Bonafé.

Roger Gentis puis Yves Racine  continuèrent l’œuvre entreprise. La psychothérapie institutionnelle née à Saint-Alban, allait connaître un important développement en France et dans le monde.

Du projet d'établissement 2015 - 2019 au projet médical 2018 - 2023

Le projet d'établissement a été revisité en raison de l'adhésion au GHT de Lozère, (Groupement Hospitalier de Territoire)

Le Projet d’Etablissement 2015-2019 présentait la description des grandes lignes pour l’organisation de l’établissement sur cette période.

Un Plan d’Actions Contractuel Stratégique (PACS) est venu diminuer sensiblement les moyens alloués (Dotation Annuelle de Financement).

En 2017,  suite à la Convention Constitutive du GHT, l’élaboration du Projet Médico-Soignant Partagé du Groupement Hospitalier de Territoire de Lozère a été entrepris. Le Centre Hospitalier François Tosquelles a par conséquent dû retravailler son Projet Médical.

Dans la prolongation de la réalisation des orientations du projet d’établissement élaboré pour la période 2015-2019, approuvé par l’Agence Régionale de Santé le 19 mars 2015, la réflexion s’est donc poursuivie sur les orientations du projet médical en tenant compte :

– du CPOM ( Contrat Pluriannuel de Moyens ) 2013-2018 signé avec l’ARS en 2013,

– du PACS 2013-2017 (Plan d’Actions Contractuel Stratégique) signé avec l’ARS en mai 2014 en vue de parvenir à l’équilibre budgétaire et qui a conduit à une baisse de la DAF (Dotation Annuelle de Financement) de 1,6 millions d’euros

– de la nécessaire adéquation à opérer avec le « Projet Médico-Soignant Partagé » du GHT de Lozère en veillant à introduire les orientations fixées par le décret n° 2017-1200 du 27 juillet 2017 relatif au projet territorial de santé mentale.

Ce Projet Médical 2018-2023 fixe les orientations de l’établissement par secteur d’activité :

  • Les orientations de la filière « pédo-psychiatrie »
  • Les orientations de la filière « psychiatrie générale »
  • Les orientations de la filière « géronto-psychiatrie »
  • Les orientations de la filière « soins de réhabilitation »
  • L’organisation des structures extra-hospitalières
  • Les orientations transversales

Le projet territoriale de Santé Mentale , (PTSM)

LE PTSM : définition

C’est l’article L 3221-2 du Code de la Santé Publique qui précise que « le projet territorial de santé mentale  organise les conditions d’accès de la population :

  • à la prévention et en particulier au repérage, au diagnostic et à l’intervention précoce sur les troubles ;
  • à l’ensemble des modalités techniques de soins et de prises en charge spécifiques ;
  • aux modalités d’accompagnement et d’insertion sociale ».

En savoir plus sur le PTSM


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